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Numéros et gestes d’urgence

Dans cet article nous allons tenter d’expliquer les gestes parfois très simples à pratiquer pour assurer les premiers soins en cas d’urgence. D’abord, n’attendez pas ce moment terrible où la panique s’installe pour chercher les numéros de téléphones utiles, tel que le vétérinaire, le service d’urgence pour le week-end et les jours fériés, le centre antipoison. Inscrivez-les près du téléphone. Dans l’affolement, pensez toujours à appeler le vétérinaire chez qui vous décidez de vous rendre pour vous assurer de sa présence et pour qu’il se prépare à votre arrivée afin de ne pas perdre de temps !

Les numéros d’urgence

Centres antipoison français

Des médecins assurent une assistance permanente téléphonique gratuite (hormis le coût de l’appel).
24 heures sur 24 – 7 jours sur 7. Voici la liste des centres français :

  • Grenoble : 04 76 76 56 46
  • Reims : 03 26 06 07 08
  • Rouen: 02 35 88 44 00
  • Lille: 0 825 812 822
  • Lyon : 04 72 11 69 11
  • Marseille : 04 91 75 25 25
  • Nancy : 03 83 32 36 36
  • Paris : 01 40 05 48 48
  • Angers : 02 41 48 21 21

 

Les accidents

Lorsqu’un animal est victime d’un accident, d’une chute ou d’une noyade, le choc perçu par l’organisme entraîne un ensemble de réactions. On dit qu’il est en « état de choc ».

Chute / Fracture

chute

Dans la plupart des cas, les fractures sont très douloureuses. On les reconnaît facilement parce qu’elles se traduisent par une position anormale avec, pour les membres atteints, un refus d’appui.
Après une chute, vérifier si votre furet est conscient. La première chose à observer est la respiration : Dégagez les voies respiratoires en ouvrant la gueule et en maintenant la tête dans l’axe du corps pour faciliter l’entrée de l’air dans les poumons. Puis, si possible, faites-le marcher afin d’estimer son état de vigilance et l’intégrité du squelette.
Votre furet boite : si l’appui est supprimé une fracture est à craindre. Si votre furet est trop agité (douleur, stress…), placez-le dans une caisse de transport afin de l’emmener à la clinique
S’il est inconscient, vérifiez sa respiration et reportez-vous à notre encart «inconscience et coma».

 

Noyade

En cas de noyade, maintenez la tête en bas pour évacuer l’eau des voies respiratoires. S’il ne respire pas, ouvrez la bouche en grand et tirez la langue vers l’extérieur. Cette manœuvre déclenche souvent l’inspiration. Si ce n’est pas suffisant : exercez 2 ou 3 pressions sur le thorax dans le sens latéral, arrêtez, observez le mouvement des flancs, puis recommencez si nécessaire. Souvent un état de choc s’installe et il s’accompagne d’hypothermie.

Réchauffez-le au plus vite : frictionnez-le entre vos mains, entourez-le d’un tissus bien chaud, l’idéal est d’utiliser un sèche-cheveux, bouillottez et placez le contre votre peau, sous votre pull le temps d’aller chez le vétérinaire. Si vous n’avez pas de bouillotte, utilisez une bouteille en plastique remplie d’eau très chaude, vissez le bouchon à fond, entourée d’un linge.
Maintenez la tête vers le bas pour faciliter l’évacuation de l’eau des voies respiratoires.

 

Brûlure

brulure

La chaleur, les acides, l’eau bouillante, l’huile chaude, etc…, peuvent provoquer des brûlures à des degrés plus ou moins importants. Attrapez-le vite et maintenez la zone concernée au moins 10 minutes dans l’eau froide. Immergez si possible le membre plutôt que de faire couler l’eau sur la brûlure car c’est extrêmement douloureux. Empêchez-le de se lécher, envelopper la zone brûlée dans un linge mouillé préalablement refroidi dans votre réfrigérateur et filez chez votre vétérinaire.

 

Électrocution

En cas d’électrocution, la première chose à faire est de couper le courant ! Si votre furet ne respire plus, tentez la respiration artificielle : soufflez dans les narines en lui maintenant la bouche fermée pour remplir ses poumons, si possible associée à un massage cardiaque en cas d’arrêt du cœur : pression ferme des deux mains sur le thorax, 5 ou 6 fois à une demi-seconde d’intervalle. Arrêtez bien sûr au moindre battement du cœur ou à la moindre respiration spontanée. Faute d’un résultat au-delà de 5 minutes, il devient hélas inutile de poursuivre la réanimation…

 

L’intoxication

Vous avez surpris votre furet en train d’avaler un produit toxique. NE DONNEZ PAS DE LAIT. Essayez de récupérer l’emballage afin de connaître la composition exacte du produit, appelez le vétérinaire ou le centre antipoison de votre région si possible. S’il bave beaucoup, rincez la bouche en la maintenant directement sous le robinet (pas toujours réalisable).
Une intoxication peut se traduire par des vomissements et diarrhée, des convulsions, une incoordination des mouvements ou encore une hyper-salivation.
« Une source d’intoxication peut être l’automédication, par exemple l’aspirine, ou tout simplement une surdose de chocolat !! »
Le passage du toxique peut également se faire par la peau (produits ménagers, carburants, antiparasitaires…). N’utilisez surtout pas de solvants ou diluants (whitespirit, acétone…) notamment pour retirer de la peinture, de la colle ou une résine, une tonte sera moins dangereuse. Lavez le furet avec du savon afin d’éliminer le maximum de produit puis dirigez-vous (encore et toujours) chez le vétérinaire.

 

Les piqures d’insectes

Une seule piqûre n’est généralement pas dangereuse. Cependant, il existe une possibilité de réaction allergique allant du simple œdème local à l’état de choc. Elle survient assez rapidement après la piqûre, de quelques minutes à quelques heures. Dans ce cas il faut consulter votre vétérinaire.
Les piqûres siégeant dans la cavité buccale peuvent avoir des conséquences dramatiques, le gonflement de la région du larynx risquant de provoquer l’asphyxie. D’autres réactions peuvent être observées : des troubles respiratoires et cardiaques, des vomissements, des démangeaisons, une forte soif ou encore une grande agitation. Si les piqûres sont multiples, le cas est plus grave, c’est urgent.

La tête de tique, contrairement aux idées reçues, n’est pas particulièrement dangereuse. Vous pouvez retirer la tique avec la pince tire-tique.

 

Les coups de chaleur

Le coup de chaleur est provoqué par une chaleur excessive sans possibilité de se réhydrater.
Le furet, à l’instar du chien ou du chat, ne transpire pas de la peau. Pour maintenir une température corporelle constante, il halète. Tant qu’il est dans une atmosphère « fraîche », ce système fonctionne mais dès lors qu’il se trouve emprisonné dans un espace clos surchauffé (ex : en voiture l’été), l’air qu’il inspire est déjà presque à la température du sang et l’effet régulateur du halètement ne fonctionne plus. L’effet contraire est alors obtenu : par ses efforts désespérés pour respirer, l’animal augmente sa température corporelle de façon irréversible. Il est alors en danger de mort imminente puisque sa température ne cesse d’augmenter. S’en suit une déshydratation aggravée, une coloration significative des muqueuses (cyanosées, rouge vif), une congestion cérébrale et un œdème pulmonaire.

Dans ce cas les circonstances sont généralement connues. La température corporelle est supérieure à 41°C jusqu’à ce que l’animal soit en état de choc. Sans intervention, la mort s’en suit très rapidement.

Après un coup de chaleur, il faut d’urgence aérer le furet et le refroidir progressivement en utilisant de l’eau tiède d’abord puis de plus en plus fraîche. N’hésitez pas à immerger tout le corps sauf la tête. Dès qu’il a repris conscience faite le boire puis rendez-vous très vite chez le vétérinaire le plus proche.
Cependant un furet craint la chaleur également dans un appartement dès que les températures passent au-dessus de 27 degrés. Voir notre guide Comment gérer les fortes chaleur ?