Questions Courantes sur le Furet

Est-ce qu’il est vrai que si on enlève les glandes anales du furet il sentira moins fort ?

Le furet dégage une odeur musquée très particulière que certaines personnes supportent mal. Mais il faut savoir que cette odeur provient des sécrétions des glandes sébacées (donc de la peau) et non des glandes anales.

Les glandes anales ne sont donc aucunement responsables de l’odeur corporelle du furet.

Cette odeur naturellement forte et musquée est produite par les hormones mâles (testostérone) ou femelle (œstrogènes) : la stérilisation est donc le seul moyen pour réduire efficacement son intensité.

A quoi servent ces glandes anales ?

Ces glandes sont appelées aussi « sacs anaux », elles sont situées de part et d’autre de l’anus. Elles sécrètent et stockent une substance très odorante qui est expulsée en cas de stress, d’excitation ou de souffrance du furet (donc a priori rarement). Très désagréable, cette odeur est peu persistante et les surfaces aspergées n’en seront pas imprégnées (5 minutes d’aération suffisent à faire disparaître complètement la moindre effluve).

Cette odeur répulsive est aussi un moyen de défense, elles permettent au furet de repousser un agresseur potentiel. Elles permettent également de détecter le stress, la contrariété ou la souffrance de l’animal.

L’ablation des glandes anales est-elle nécessaire?

Non, bien au contraire ! Cette opération peut engendrer des problèmes de prolapsus rectal et d’hémorroïdes et risque de blesser le sphincter anal très développé chez le furet (autres complication : déhiscence de plaie, infection… pouvant nécessiter l’euthanasie). Ôter les glandes anales, c’est priver le furet d’une arme défensive, d’un système d’alerte et risquer des complications opératoires et post-opératoires, juste pour éviter de rares agressions olfactives éphémères. Cette opération est d’ailleurs interdite en France depuis le 1er mai 2004 lorsqu’elle n’a comme but que la réduction de l’odeur pour son propriétaire (elle est bien sûr autorisée lorsqu’elle a un but curatif, dans le cas d’une infection par exemple).

Quelle est la température corporelle normale d’un furet ?

Elle s’élève en moyenne à 38,5 °C mais peut monter jusqu’à 39.5 après une grande agitation. Tout revient à la normal une fois le furet calmé.

Comment prendre la température à un furet ?

A l’aide d’un thermomètre pour bébé de préférence. Pensez à vous faire aider pour les premières fois. Pendant que l’un tient le furet, l’autre insère le thermomètre dans l’anus du furet. Pour la suite, c’est comme chez l’être humain.

Si un furet grossit depuis quelques temps, doit-on le mettre à la diète ?

A l’approche de l’hiver, le furet emmagasine naturellement ses réserves de graisse et peut voir son poids augmenter de plus de 40%. Cette prise de poids est souvent plus marquée chez le jeune furet et plus encore lors de sa première année. Sa consommation en nourriture n’est pas forcément plus importante mais il ne se dépense plus de la même façon, ce qui explique cet embonpoint. Pour autant, le mettre à la diète est une initiative à proscrire puisque le transit intestinal d’un furet étant très court, il a besoin d’un apport quasi constant de nourriture. Au mieux on peut stopper la distribution de friandises (et ça toute l’année d’ailleurs…). Il faut se dire qu’il retrouvera sa ligne au retour des beaux jours. En attendant, ne négligez pas les séances de jeux et d’exercice. Un peu d’endurance lui fera le plus grand bien.

Note : une femelle a tendance à grossir avant ses chaleurs pour se préparer à une éventuelle gestation et il est important de ne pas la restreindre en nourriture à cette période.

Que se passe-t-il lorsqu’un furet maigrit et perd beaucoup de poils au début du printemps ?

En dehors de tout autre symptôme (apathie, manque d’appétit, diarrhée, chaleurs prolongées, etc.), l’amaigrissement et la perte de poids n’ont rien de bien alarmant à cette période. En effet, à la fin de l’hiver, le furet perd son « surpoids hivernal » et revêt « ses habits d’été »… le poil d’hiver tombe alors de manière assez impressionnante, parfois par poignées. Il arrive même que le furet se retrouve quasi nu et la mue laisse ainsi place à un poil plus court et moins fourni.

Que faire si son furet a la peau bleue depuis quelques jours ?

Il n’est pas rare d’observer un bleuissement de la peau, comme un hématome, suite à un grattage ou un léchage répété (démangeaison suite à un rasage par exemple ou consécutive à la repousse du poil après la mue), simplement parce que la peau subit une agression et les cellules de l’épiderme prennent une couleur bleutée (kératinisation). Ce phénomène est courant et passe avec le temps. Masser la région touchée peut soulager l’animal et l’empêcher de se gratter trop. La peau reprend assez vite sa teinte naturelle.

Lors des périodes de mue, faut-il épiler son furet ? Comment faire ?

Le furet mue 2 fois par an. Cette chute de poils est souvent impressionnante et il arrive qu’un furet change de couleur en moins de trois jours (parfois plus discrète, la mue peut aussi passer relativement inaperçue). Le furet se gratte davantage alors et s’arrache le poil mort en s’épouillant à l’aide de ses dents. C’est pourquoi et afin d’éviter qu’il n’en ingère, il est conseillé « d’épiler » l’animal. Cette opération consiste à tirer doucement sur le poil dans le sens de pousse. Le poil mort viendra tout seul !

A quelle fréquence doit-on laver son furet ?

Le furet n’a pas réellement besoin d’être lavé en temps normal, il fait sa toilette lui-même.

Cependant un furet peut se salir de manière plus conséquente : cambouis, terreau, encre… Et donc une bonne douche peut s’avérer nécessaire, avec un shampoing approprié (pour furet, chat ou chien).

Baigner un furet trop souvent n’est pas recommandé puisqu’à trop le laver, on le prive d’une couche protectrice et on fragilise son poil à moyen terme. Les bains répétés assèchent la peau. De plus, on n’obtient plus l’effet escompté (diminution de l’odeur corporelle) puisque la peau fabrique aussitôt des sécrétions sébacées pour protéger la peau.

Que faire si son furet ne fait pas ses besoins dans la litière ?

Il est important de savoir qu’un furet fait ses besoins aussitôt qu’il a fini sa sieste (dans les 5 minutes en général). Il est donc évident qu’il ne doit pas être obligé de traverser une pièce pour arriver jusqu’à sa litière.

Ce qui explique qu’un furet vivant en cage est plus facilement « propre » qu’un autre jouissant d’une liberté totale dans la maison puisque le chemin vers la litière est plus court pour le premier. Il est donc nécessaire de placer d’emblée la litière assez près de l’endroit où dort habituellement le furet. Aussitôt réveillé, il se dirigera mécaniquement vers elle pour y faire ses besoins.

Un jeune furet, tout comme le chiot n’a pas forcément l’idée d’aller jusqu’à la litière. Bien souvent, il fait à l’endroit où il a envie ! Ne lui en voulez pas trop. Soyez indulgent, ça viendra les semaines passant… Laissez lui le temps de prendre ses repères et s’habituer aux endroits stratégiques de votre intérieur. Et placez le aussi souvent que possible dans la litière (notamment après la sieste, après le jeu et le repas). La patience est de rigueur et votre ténacité sera mise à dure épreuve.

Une astuce efficace est de placer à l’endroit habituel du délit un linge, un abri (boite, carton), une couverture où il pourra trouver refuge pour s’y reposer ou encore une gamelle de croquettes ou d’eau… Il évitera alors d’y faire ses besoins et ira voir ailleurs, c’est déjà ça de pris.

Le récompenser d’une friandise quand il a fait ses besoins dans la litière est également une bonne technique pour l’habituer à y aller.

Un furet est plutôt maladroit et il n’est pas rare qu’il s’oublie juste devant ou à côté de la litière. N’y voyez pas là de la mauvaise volonté. Il est simplement « tombé à coté ». Si besoin est, placez dans un coin de la litière quelques déjections « oubliées ailleurs », dans un coin de la maison. Elles incitent bien souvent le furet à se soulager. En effet, le plus souvent au début, le coin litière fait office de terrain de jeu où il se plait à remuer et creuser dans les cailloux.

Une litière sale peut rebuter votre furet au point qu’il préfère un autre endroit pour se soulager. Ramassez et nettoyez le plus souvent possible (au moins quotidiennement) les excréments et les salissures dues aux ratages ou à l’accumulation.

Que ne faut-il surtout pas faire quand son furet fait ses besoins à côté de la litière ?

La technique du « nez dedans » est à proscrire. L’animal vit très mal cette contrainte. De plus elle ne le met pas en confiance et il peut redouter de faire dans la litière s’il y reconnaît l’odeur de l’urine dans laquelle on lui a plongé la tête. Si certains propriétaires constatent une amélioration après avoir opéré ainsi, ce n’est souvent que le fruit du hasard alors méfiance parce que cette méthode perturbe l’animal. Du reste, elle n’est pas naturelle.

« Frapper » ou punir énergiquement l’animal s’il fait ailleurs que dans la litière le bloque et vous obtiendrez l’effet inverse s’il est stressé. Alors maintenez un climat apaisant et placez le calmement dans sa litière dès que vous repérer une « marche arrière » suspecte dans un coin.

Que signifient les sons bizarres émis par le furet pendant le jeu ?

On peut parler de « caquètement » car le terme exact suscite un grand débat, certains entendent un « pout-pout » d’autres un « cot-cot ». C’est normal.

Il s’agit d’un langage que partagent les furets pour manifester leur excitation et c’est aussi leur façon de communiquer leur bien-être. On l’entend notamment lors des jeux et de façon très accentuée lors de la période de reproduction. Une femelle est très loquace également avec ses bébés.

Un furet élevé seul est souvent moins bavard et ne s’exprime vraiment que lors des jeux qu’il peut partager avec son propriétaire.

La découverte d’un nouvel environnement augmente leur intérêt et à cette occasion, il est possible de les entendre caqueter joyeusement.

Évidemment, la rencontre avec un congénère les rend plus causants aussi !

Comment faire pour que son furet accepte les câlins ? Un furet apprécie-t-il les câlins ?

L’apprentissage des câlins en restant sage n’est pas une évidence pour un furet. Il faut de la patience.

On peut conseiller de courtes périodes de câlins au réveil du furet (quand il est encore un peu dans le coma) et dès qu’il veut faire sa vie laissez-le se défouler, jouez avec lui… au bout d’un moment, il sera fatigué et là on pourra en remettre une petite couche.

Au fur et à mesure, le furet va apprendre à aimer ça… mais ça prend du temps (parfois plus d’un an)… ça ne sera que plus de satisfaction pour vous à ce moment-là.

Pour l’instant il est tout fou (comme tout jeune furet en bonne santé), il prend encore ses histoires de câlins comme des contraintes, mais il se calmera avec l’âge… un bon moyen de tisser des liens solides et durables en somme.

Mais ne forcez jamais votre furet… ce n’est pas une peluche.

Un furet qui boit son urine et celle de tous les autres furets…..qu’est-ce que ça veut dire ?

Un animal qui boit son urine ne pallie pas à un manque, à une carence et il s’agit davantage d’un problème d’ordre comportemental. Cela dit, difficile de déterminer l’origine du problème et c’est très passager de toute façon.

Un furet qui remue la queue, est-ce normal ?

Et oui, le furet remue la queue, qu’on se le dise !

Pour observer ça, placez-le à l’entrée d’un tunnel et faites entrer un furet étranger à l’autre bout, c’est imparable ! Par ce comportement, il manifeste son excitation. Cela réveille son instinct de prédation et ça n’a pas grand-chose à voir avec du contentement. Sa curiosité est seulement poussée à son comble dans ces moments. Il bat de la queue quand il est caché et qu’il ne sait pas trop ce qu’il va trouver en face. C’est une parade pour impressionner son monde.

Un furet qui déglande assez souvent, est-ce normal ?

Les lâchés au réveil ou pendant le sommeil, ça arrive et ce n’est pas grave en soi. Certains déglandent plus que d’autres.

Par contre, si ces phénomènes deviennent fréquents voire permanents, cela peut être plus ennuyeux car c’est peut-être le signe d’une infection alors il est conseillé dans ce cas de surveiller attentivement le furet et d’envisager une consultation vétérinaire si ce problème persiste dans le temps.

Est-ce normal qu’un furet semble rentrer dans un coma profond quand il dort ?

Un furet dort entre 16 et 18h par jour.

Certains furets ont un sommeil très profond, proche du coma, et on peut avoir l’impression alors qu’ils ne respirent plus. En effet, la respiration est ralentie et on observe des périodes d’apnées, longues parfois. Les battements cardiaques sont beaucoup plus irréguliers et beaucoup plus espacés.

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Par contre, pour se rassurer, on peut vérifier qu’il respire en mouillant son doigt et en le plaçant devant son museau. L’air froid ressenti sur le doigt indique qu’il respire bien.

Le furet peut-il déprimer ?

On n’utilise pas le terme de « dépression » pour un animal.

Il s’agit plus d’anxiété face à une situation que l’animal ne parvient pas à « gérer » émotionnellement et il n’est pas rare d’observer alors une agressivité encore jamais extériorisée. Sur l’anxiété il y a beaucoup à en dire en fait…

Un furet qui tremble beaucoup est-ce normal ?

En général oui, car le furet tremble pour deux raisons :

– Il le fait juste après s’être réveillé afin de faire augmenter sa température corporelle et se réchauffer afin de redevenir très vite opérationnel. Il régule très bien sa température corporelle tout seul, inutile d’augmenter le chauffage cela serait inutile. Ce tremblement ne dure qu’un instant.

– Ou alors, il peut trembler en cas de forte émotion (excitation, peur…) et certains sont plus émotifs que d’autres. Un jeune l’est souvent plus d’ailleurs.

Mon furet aime se promener à l’extérieur, existe-t-il un risque à le laisser sortir seul ?

C’est en effet très risqué.

Tout d’abord du point de vue légal : le furet en tant qu’animal de compagnie est soumis aux mêmes réglementations que le chien ou le chat… à savoir que le propriétaire est responsable de son animal à tout moment, pour les accidents qu’il pourrait causer, ou mêmes les morsures qu’il pourrait infliger à quelqu’un ou à un autre animal, même si son maître n’est pas avec lui.

Second facteur : le furet est un animal curieux qui ira de découvertes en découvertes, celles-ci l’emmenant de plus en plus loin de son lieu d’habitation. Très rares sont les furets qui retrouvent leur chemin.

Enfin le troisième facteur : il risque de se retrouver nez à nez avec un autre animal qui pourrait le blesser voire le tuer. Les sorties doivent donc être effectuées sous la plus grande vigilance.

Par quel temps peut-on sortir son furet ?

Contrairement à ce que l’on peut penser, le furet n’est pas spécialement frileux et souffre davantage de la canicule que du froid (évitez seulement les grands écarts de températures). En été, il faut absolument éviter les promenades s’il fait trop chaud, le furet supportant très mal les températures supérieures à 26 °C. Rien ne sert d’emmener votre furet à l’extérieur s’il n’en profite pas. L’important est de surtout éviter les écarts de températures brutaux. Enfin, l’humidité est malsaine, et les pluies hivernales sont à éviter. Les furets adorent la neige !

Pourquoi mon furet est plaqué au sol pendant la ballade ?

Un furet en ballade, s’il n’est pas habitué à sortir, n’est pas serein et on observe qu’il « rampe ».

D’une manière générale, il cherchera toujours à se rapprocher du bord et du mur pour ne pas « s’exposer » en terrain découvert. C’est sa façon de se rassurer.